Un aperçu de mon travail de peinture et de gravure au fil du temps.
Eaux – Années 80
Aquarelles, encres de couleurs sur papier BFK Rives, collages Années 90.
D’un geste libéré par la calligraphie, que j’aime pratiquer, je peins des insectes graphiques
sur la surface de l’eau.
Des fonds sous-marins, des courants d’eau apparaissent..
Je prends une base carrée, instant prélevé, ancrage des choses perçues.,
Fenêtres sur l’éphémère ou l’éternel sur laquelle je joue avec des bandes, croisées, tissées,
ou des carrés ordonnés, je joue encore avec plein et vide, dessus dessous……
L’eau contient le germe des germes, l’infinité des possibles, matéria prima, elle est purificatrice,
comme le baptême ou même,le déluge….
Pourquoi aller si loin ? L’eau de mer dans laquelle on plonge est si régénératrice…
l’eau qui coure, qui vit, c’est La Vie.
Carrés – 2003
Je regardais mes gravures réalisées quand j’étais aux Beaux Arts, entassées
dans un recoin de l’atelier.
Un problème de place, que garder dans toutes ces épreuves ?
Je trouvais le contenu un peu “léger” plastiquement…
Pour le souvenir. j’en garde une épreuve de chaque, et je commence à les découper selon mon inspiration et ce qu’elles représentent.
J’ai été à l’école de “Support-surface”, Claude Viallat mon professeur m’a donné ce goût des formes répétées.
Le nombre d’épreuves semblables me permet de former des motifs répétitifs, sans toutefois êtres monotones.
L’ordonnance commence à tournoyer, ou bien une symétrie s’impose…
Chaque élément est retravaillé au pinceau, aux encres de couleur, ou avec des pigments purs et du liant acrylique. Je les colle pour finir sur du médium recouvert de gesso.
L’unité dans la diversité.
Je m’aperçois que ces pièces recomposées qui attendaient leur heure, calmement ont toutes sans le vouloir, un contenu spirituel, galactique. C’est l’infiniment petit ou l’infiniment grand. On dirait le cosmos, ou encore les circonvolutions internes d’un cerveau,
Les tempêtes solaires ou le grand calme bleu. La violence et la sérénité.
Chaque carré de mes collages est un morceau achevé d’une histoire globale qui ne peut se raconter qu’à travers des formes émiettées où miroite l’idée pleine de l’ensemble.
J’aime la série tout entière.